On a aimé !
Julien – “Le Fascisme est inévitable” vidéo de Partager c’est sympa de Vincent Verzat
Depuis dix ans, Vincent Verzat alerte sur l’urgence climatique. Sur sa chaîne YouTube « Partager c’est sympa », il documente les luttes écologiques dans des vidéos. La dernière en date fait état du basculement des ultras riches vers l’extrême droite – donc vers le fascisme. La démonstration est simple : les ultras-riches ont intérêt à préférer l’extrême droite tant “le gâteau économique ne grossit quasiment plus”. L’augmentation sans limite de leurs profits risque de créer les conditions d’une volonté de justice sociale, ce qui nuirait grandement à leurs immenses richesses.
L’avenir promis étant “pire que celui de [nos] parents”, le modèle qui a permis d’accepter les inégalités sociales et climatiques va amener à une demande légitime du “peuple” pour faire circuler à nouveau de la richesse. « Rendre l’argent » n’étant pas une option pour ces milliardaires, ils préfèrent se protéger avec l’arrivée au pouvoir du fascisme qui permettra de détourner l’attention (« immigrés », « gauchistes », « wokistes » etc..) plutôt que de prendre le risque d’un pouvoir plus critique des profits engendrés (le fameux « plutôt Hitler que le Front populaire »). Par ailleurs, le fascisme permet la concentration du pouvoir dans très peu de mains, ce qui arrange les milliardaires pouvant ainsi de faciliter le développement de leurs empires sans risquer d’avoir à rendre des comptes. Je recommande fortement cette « contribution au débat », une bonne base pour agir face à l’année qui nous sépare des prochaines élections présidentielles où le basculement définitif vers l’extrême droite est érigée en promesse.

Blanche – “Dans les vergers de Californie, des enfants triment et tremblent” un article de Robert Lopez dans Le Monde Diplomatique, février 2026
C’est dans le “saladier de l’Amérique”, aka la vallée de la Salinas, que pousse l’immense majorité des légumes-feuilles (et des fruits rouges) qui sont ensuite consommés par les américains et américaines. Dans des champs écrasés par le soleil et étouffés par la chaleur, des mineur·es travaillent… parfois jusqu’à 6j/semaine en plein été.
Dans le cadre d’une enquête pour Capital&Main, Robert Lopez est parti à la rencontre de ces jeunes exploité·es, qui travaillent dans les champs pour soutenir leur famille. Ils et elles font partie d’une “armée sans visages”. Il en fait des portraits précis et rend compte des conditions de travail déplorables – et de la cruauté dont font preuve les exploitants… parfois même de leur illégalité (de nombreuses infractions ont été commises, rarement punie)
À ces rythmes d’été imposés par une grande précarité s’ajoute l’exposition aux pesticides, dont la réglementation est loin d’être respectée. Et s’ajoute encore la peur de l’ICE, la peur de marcher seul.e, la peur de disparaître du jour au lendemain entre les mains de cette police de l’immigration. Je vous conseille vivement la lecture de cet article extrêmement bien renseigné et ficelé, qui met en lumière des exploitations agricoles cruelles, oppressives, méprisantes et hors-la-loi qui jouent avec la précarité, qui bénéficie du climat de terreur… et qui nourrissent néanmoins des centaines de milliers d’américains et d’américaines.

Marion – « La guerre des prix », réalisé par Anthony Dechaux
Dès sa sortie, je me suis précipitée au cinéma pour voir le nouveau film d’Anthony Dechaux, « La guerre des prix ». Ce film nous plonge dans les coulisses des négociations entre distributeurs et industriels, à travers le regard d’Audrey, fille d’éleveurs laitiers bio dont l’exploitation a été reprise par son frère. J’ai été captivée du début à la fin par ce thriller social, qui illustre bien les dérives du système alimentaire actuel : une mécanique où seule l’augmentation des marges compte, laissant trop souvent agriculteur·rices et consommateur·rices perdant·es.Ce film fait écho à la présentation du Basic lors des Assises du Commerce équitable le 17 mars dernier, autour de l’étude portée par le Secours Catholique – Caritas France en partenariat avec le Réseau des Civam, Solidarité Paysans et la Fédération française des diabétiques, « L’Injuste Prix de notre alimentation. Quels coûts pour la société et la planète ? ». À retrouver en ligne ici.
Par sa construction, le film m’a également rappelé « Goliath » (2021), qui abordait la question des pesticides à travers trois trajectoires : un avocat, une militante et un lobbyiste de l’agrochimie. On retrouve ici une structure similaire avec Audrey, cheffe de rayon d’un hypermarché propulsée en centrale d’achat, Ronan, son frère éleveur laitier et Fournier, propriétaire de supermarchés et négociateur redoutable.
Un film marquant, qui ne laisse pas indifférent·e et qui donne matière à réfléchir bien au-delà de la salle de cinéma !

Hervé – « La fracture de l’eau » sur LCP, reportage puis débat !
L’émission diffusée sur LCP abordait la question très débattue des méga-bassines et, plus largement, des enjeux liés à la gestion de l’eau en France. Ces grandes réserves d’eau artificielles, destinées principalement à l’irrigation agricole pour l’agro-industrie suscitent de nombreuses controverses. Pour certains agriculteurs, elles représentent une solution pour sécuriser l’approvisionnement en eau face aux sécheresses de plus en plus fréquentes. Pour d’autres acteurs, notamment des maraîchers et des associations environnementales, elles soulèvent des problèmes écologiques et d’équité dans le partage de la ressource. L’émission mettait en lumière les différents points de vue autour de ce sujet sensible où bien souvent les tensions sont vives. Les intervenants ont évoqué les impacts sur les nappes phréatiques ainsi que les conséquences du changement climatique et la nécessité de repenser la manière dont l’eau est utilisée dans l’agriculture.
A la suite du reportage était organisé un débat auquel était invité l’excellent Benoît Biteau, député écologiste et agriculteur biologique qui a sur argumenter selon ses connaissances en ingénierie agricole. Ce moment d’échange a illustré la complexité du sujet entre impératifs économiques pour les agriculteurs de l’agro-industrie, préoccupations environnementales et attentes de la société civile concernant la gestion durable de l’eau. Ce sujet dépasse le cadre local, elle renvoie a des enjeux nationaux voire internationaux pour la gestion de notre bien commun : l’eau.

Julie – Parc floral de Paris
Je n’avais rien de prévu dimanche dernier et j’ai décidé de me rendre au Parc floral de Paris. Dès l’entrée, on sent tout de suite la différence : le bruit de la ville s’efface, l’ambiance est calme et apaisante. Ça fait du bien, on respire mieux, on ralentit, et surtout… on regarde. Je vous recommande vivement d’y faire un tour en ce début de printemps. Le parc est un spectacle luxuriant : des couleurs, une multitude de fleurs et d’arbres, des bonsaïs dont certains datent des années 30… Tout est juste beau. C’est un lieu vraiment agréable pour se poser, marcher sans se presser, ou juste profiter d’un moment dehors. On sent qu’il y a un vrai travail derrière pour entretenir un espace aussi propre et soigné. Un grand merci à la Ville de Paris pour cet endroit accessible, vivant et reposant. On oublie parfois à quel point ça fait du bien de voir simplement du beau. Pas quelque chose d’exceptionnel ou de spectaculaire (enfin je vous garanti quand même que ce qui a à voir là-bas l’est!), juste du beau, là, sous nos yeux. Une balade qui fait du bien, et que je recommande sans hésiter.
