Retour sur la soirée-débat !


Retour sur la soirée-débat !

Le vendredi 20 février dernier, le Tour de France de la Bio a fait étape à Paris !

De 17h30 à 20h, un échange entre les listes candidates aux Municipales de Paris, les partenaires associatifs et économiques et le grand public a été organisé au Baranoux, un bar associatif mobilisé autour des enjeux sociaux et environnementaux.

Nous vous en faisons ici un bref récit, tout en photographies.

La question qui guidait le débat était la suivante : « Vers quels futurs agricoles et alimentaires nous diriger sur le territoire parisien ? ». Au nom du consortium de partenaires, plusieurs questions ont été posées à destination des listes candidates, et des temps étaient prévus pour que le grand public pose à son tour ses questions. Ensuite, l’heure du débat terminée, nous avons partagé un délicieux buffet 100 % Bio et 100 % végan, préparé par le Baranoux et ses bénévoles. Une manière idéale de partager des moments informels ensemble et de poursuivre des discussions essentielles dans une atmosphère chaleureuse.

  1. Les personnes présentes :

Les listes invitées– et qui ont répondu positivement :

  • LFI – Jérôme Gleizes
  • NPA R – Benjamin Guignard
  • Horizons – Julien Vicq
  • PS – Audrey Pulvar

Les invités politiques :

  • François Dechy, maire de Romainville
  • Benoît Biteau, député Les Ecologistes
  • Rodrigo Arenas, député LFI

Les partenaires :

  • Générations Futures
  • Terres de lien
  • Commerce Equitable France
  • Fair(e) un monde équitable
  • Coquelicots de Paris
  • la FNAB
  • Biocoop et Fond de dotation Biocoop
  • Eco2 Initiative
  • Réseau AMAP IDF
  • la Confédération paysanne
  • le Baranoux

Le grand public : 86 personnes !

Cette multitude de personnes mobilisées autour des sujets environnementaux, agricoles et alimentaires était une réussite à part entière.

  1. Ce que l’on retient

Nous vous avons sélectionné quelques extraits des prises de paroles des politiques présent·es ce soir-là qui présentent les regards des uns, des unes et des autres – à la fois sur la situation nationale et sur celle locale :

« Rappelons-nous de quoi nous parlons quand en début d’année 2024 les agriculteurs se mobilisent : on parle d’une crise de revenu du monde agricole – qui échappe d’ailleurs aux syndicats majoritaires à ce moment là. C’est la base. […] Et comment le syndicat majoritaire rattrape le mouvement ? En faisant de l’écolo-bashing ! En disant On s’en sort pas parce [qu’il y a] trop de normes, on s’en sort pas parce qu’on fait de la surtransposition, on s’en sort pas parce qu’on nous supprime des pesticides.Et c’est comme ça qu’on fait naître des lois Duplomb : en détournant la question centrale du malaise agricole, qui est un problème de revenu, de la réalité de ce pourquoi ils sont là ; et en les invitant à faire de l’écolo bashing. […] Regardez bien à qui s’adresse la loi Duplomb ! On veut faire des méga-bassines ? Je suis sur la circonscription en France où il y a le plus de méga-bassines et elles ont toutes été condamnées par le Conseil d’état ! Ça veut dire qu’on n’hésite pas à faire des méga-bassines mais que ça n’est pas la réponse […] c’est de la mal-adaptation. »

Benoît Biteau

[A propos de la criminalisation des réseaux mobilisés en faveur de la planète :] « En fait demain, si on perd cette bataille, vous allez être des criminels. Comment est-ce qu’on continue à faire en sorte que toutes celles et ceux qui se mobilisent ici, puissent continuer à envahir les institutions, afin d’éclairer la représentation nationale pour que ce que nous disons et ce que nous portons ne s’assied pas seulement sur un résultat électoral mais sur un mouvement dans la société qui sera tellement puissant qu’il sera inévitable, et pour nous qui sommes de gauche mais aussi pour ceux qui sont de droite. »

Rodrigo Arenas

« Nous nous engageons sur des critères de durabilité qui sont plus exigeants que ceux de la loi EGalim puisque dans nos critères de durabilité il n’y a pas le label HVE qui est une escroquerie [notamment] pour la restauration collective qui est un levier très puissant de transition et d’accompagnement de la transition de tout un bassin de production agricole. »

Audrey Pulvar

[à propos de l’agriculture urbaine] « C’est pas forcément produire dans la ville elle-même, parce qu’il y a un problème de profit des usages et des surfaces, mais c’est surtout mettre en place, comme ça existe déjà, des partenariats à travers la commande du marché public, à travers la sécurité sociale de l’alimentation, à travers le soutien aux AMAP. Il y a toute une vision de la chaîne intégrée, du circuit à la fois économique, social et agricole qui fait que l’on réfléchit de manière écosystémique. C’est ça, pour moi, l’agriculture urbaine. »

Jérôme Gleizes

« Pour ce qui est de la concertation avec la population, je [la ferais] plutôt [avec les] travailleurs parce que les autres n’ont pas le problème de se nourrir : les propriétaires les patrons ils ont les moyens de choisir leur alimentation et de bien manger. Aujourd’hui s’il y a une crise de l’agriculture, du revenu, c’est parce que les plus gros dictent les prix. »

Benjamin Guignard

« Tout ce qui a été fait précédemment, pour nous n’est pas à jeter »

Julien Vicq

« Ce débat il est passionnant. Nous on a choisi, à Romainville, d’avoir une option assez radicale qui est de vouloir basculer en 100 % bio et en 100 % fait maison et en 100 % sur place. […] Je suis plutôt issu de la social démocratie sur ce sujet, mais sur les questions alimentaires municipales je pense que les petits pas d’Antoine Waechter ça ne marche pas. Je pense qu’il faut une transformation radicale et que la radicalité c’est le pragmatisme et la facilité. Améliorer à la marge un système qui déconne de façon systémique ça prend un temps dingue et on n’avance pas. »

François Dechy

Bien entendu, nous ne pouvons pas réduire 2h30 d’échanges à ces quelques extraits choisis, mais ils rendent compte autant que faire se peut des positions de chacun et chacune.

Chez BCA, nous ne partageons pas l’écologie du petit pas : les moyens pour réaliser un bouleversement positif agricole et alimentaires sont à la portée des futur·es mair·es et nous les attendons au tournant.

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