Retour sur la mobilisation historique qui a eu lieu samedi 26 septembre partout en France.
Le 26 septembre, nos revendications pour une planète vivable se sont faites entendre dans la rue.
Notre appel, lancé au cœur de l’été, a rapidement dépassé les frontières de l’association, recevant le soutien de personnalités comme Greta Thunberg, Thomas Brail ou Cyril Dion. En quelques semaines, il a rassemblé des dizaines de milliers de citoyennes et citoyens, ainsi que de nombreuses organisations environnementales, agricoles, syndicales et de la société civile, avant de s’incarner, ce samedi, au travers de centaines de rassemblements.


Après un été marqué par des canicules, des incendies et une sécheresse d’une intensité exceptionnelle, la France s’est mobilisée ce samedi 26 septembre pour demander une réponse politique à la hauteur de l’urgence climatique. Ainsi, plus de 260 rassemblements organisés localement ont finalement eu lieu partout en France et 120 000 personnes ont participé à cette mobilisation pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
Merci à Franceinfo pour cette vidéo qui donne le contexte de cette mobilisation et revient sur l’origine du mouvement initié par Bio Consom’acteurs.
🎥 : Romain Tible
Une mobilisation pour dénoncer l’inaction climatique
L’appel du 26 septembre est né d’un constat simple : face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, il n’était plus possible de rester immobiles. L’été 2026 a été marqué par des températures records, des incendies de grande ampleur et des épisodes de sécheresse qui ont touché de nombreux territoires. En France, plus de 8 000 décès ont été associés à la chaleur entre la fin mai et la fin août.
Pour les membres de Bio Consom’acteurs à l’origine de l’appel, ces événements ne pouvaient pas être considérés comme une succession de catastrophes isolées. Ils témoignent des conséquences déjà concrètes du dérèglement climatique sur les populations, les écosystèmes, l’agriculture et les conditions de vie.
Du cri d’alerte à une mobilisation nationale
Lancé par plusieurs membres de Bio Consom’acteurs pendant l’été, l’appel du 26 septembre a progressivement fédéré un mouvement beaucoup plus large. Fin septembre, plus de 40 000 personnes, plus de 900 organisations et une centaine de parlementaires avaient apporté leur soutien à l’appel.
Associations environnementales, organisations paysannes, syndicats, collectifs locaux et citoyennes et citoyens ont rejoint la mobilisation. Cette diversité s’est retrouvée dans les mobilisations locales. Des rassemblements ont été organisés dans de grandes villes comme Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux ou Montpellier, mais aussi dans des villes moyennes et des communes rurales. Au total, plus de 260 rendez-vous étaient recensés le 26 septembre.




À Paris, la parole aux premières personnes concernées
À Paris, 10 000 personnes se sont rassemblées place de la République, malgré l’annulation de la marche initialement prévue entre Nation et République. Ce rassemblement statique, imposé par les contraintes de sécurité liées à la venue du pape, a été rythmé par plusieurs prises de parole de personnes directement confrontées aux conséquences du dérèglement climatique.
Parents d’élèves ayant vécu les épisodes de fortes chaleurs dans des salles de classe surchauffées, locataires de logements devenus de véritables « bouilloires thermiques », pompiers mobilisés face à la multiplication et à l’intensification des incendies : plusieurs de ces voix ont témoigné de réalités qui sont souvent présentées comme des projections futures, alors qu’elles affectent déjà très concrètement nos conditions de vie. Le mouvement « On veut vivre » entendait précisément remettre ces personnes au centre de la mobilisation, aux côtés des agricultrices et agriculteurs et d’autres habitantes et habitants directement exposés.
Et maintenant ? Pérennisons le mouvement : rendez-vous le 14 novembre
Le 26 septembre marque une étape : l’appel lancé cet été a désormais vocation à appartenir à chacune et chacun des milliers de signataires qui l’ont rejoint. C’est aussi ce qui fait la force d’un mouvement véritablement citoyen : des groupes locaux qui s’organisent dans les territoires, des associations et des syndicats qui travaillent ensemble et des personnes venues d’horizons différents qui se retrouvent autour de revendications communes.
À chacune et chacun désormais de faire vivre cette dynamique, de s’en saisir localement, d’approfondir les revendications et de contribuer à construire un mouvement social capable de perdurer. Pour que les politiques publiques ne nous condamnent pas à nous adapter sans fin à un monde toujours plus difficile à habiter, mais permettent au contraire de garantir des conditions de vie dignes et durables pour toutes et tous.
Un prochain rendez-vous est déjà donné : le 14 novembre, nous serons de nouveau dans la rue. Cette fois, la mobilisation prendra un tournant international : de nombreuses organisations et mouvements étrangers se joignent à nous pour revendiquer une planète vivable pour toutes et tous. Mais surtout, cette date est la date choisie chaque année par les associations enfantistes pour défendre les droits et la parole des enfants. Une date qui fait particulièrement sens pour Bio Consom’acteurs, en tant qu’association opérant directement auprès de jeunes publics. Nous relaierons donc une tribune écrite par les premie·res concerné·es et avons hâte de prendre part au mouvement qui s’organise. Pas d’enfants sur une planète brûlée !
Vous souhaitez soutenir nos actions, qu’elles soient en lien avec le mouvement du 26 septembre ou la sensibilisation que nous opérons auprès des écoles et collectivités sur l’alimentation biologique ? Nous avons besoin de vous pour construire un monde qui prend soin du vivant ! Un don ponctuel ou régulier fera toujours la différence.